Perspectives et réformes structurelles

Alors que la croissance potentielle du Brésil, dans un contexte de baisse du cours des commodities, paraît devoir stagner autour de 2% au mieux, le modèle de croissance fondé sur la consommation s’est essoufflé témoignant de la nécessite de passer à une politique de soutien à l’offre, ce qui suppose des réformes structurelles de grande ampleur.

En l’absence de ces perspectives, climat des affaires brésilien apparait morose, en lien avec le coût d’ouverture d’une entreprise et le difficile accès au crédit notamment et la confiance des acteurs économiques domestiques est au plus bas depuis 10 ans. D’après le Rapport global de la compétitivité publié par le Forum Economique Mondial, le Brésil se classe 57ème en termes de compétitivité (sur 144 pays), perdant une place en relation à 2013 et neuf places en relation à 2011.

En outre, selon le classement Doing Business 2015 de la Banque mondiale, si le Brésil a progressé de 3 places en termes de climat des affaires en 2014, il reste 120èmerang (sur 189), devançant l’Argentine (124ème) mais se maintenant derrière l’Equateur (115ème), le Chili (41ème) et Mexico (39ème).

 

 

La première mission de la nouvelle équipe économique (Joachim Lévy au portefeuille des Finances et Nelson Barbosa à celui du Budget et du Plan, dont les nominations ont été accueillies favorablement par les marchés) sera donc de restaurer la confiance des investisseurs domestiques et internationaux alors que la plupart des agences de notation ont placé le pays sous perspective négative, pouvant lui faire perdre à moyen terme son statut d’investment grade. 

A court terme, la consolidation fiscale sera nécessaire pour éviter le dérapage des comptes publics en coupant dans les dépenses (indemnisation chômage, réduction de la subvention aux banques publiques) et en accroissant certaines recettes (élimination de certaines exonérations fiscales) même si ce second point apparaît délicat dans un pays où la charge fiscale atteint déjà 37,5% du PIB.A moyen terme, la relance des investissements (notamment dans les infrastructures) sera cruciale pour faire redémarrer le secteur productif, notamment industriel, et passera par un plan massif de PPP en raison des contraintes sur les finances publiques. 

A plus long terme, d’autres handicaps structurels tels que (i) le niveau de qualification de la main d’œuvre (via la poursuite du plan PRONATEC de formation professionnelle notamment), (ii) l’indexation de l’économie, (iii) la corruption, ou (iv) a complexité fiscale (qui constituent le « coût Brésil ») devront être traités mais aucun agenda précis de réformes n’a encore été communiqué sur ces aspects, ni d’ailleurs sur la reprise de négociations commerciales, notamment avec l’UE, qui pourraient constituer un autre moteuyr.

A l’inverse, deux menaces importantes pourraient peser négativement sur la croissance en 2015 ainsi que sur l’image du Brésil vis-à-vis des investisseurs internationaux. 

En premier lieu, la crise énergétique constitue un risque majeur, pouvant conduire à un rationnement de la fourniture d’électricité dans le pays en 2015 dont le coût potentiel est estimé à un point de PIB.

En effet, en raison de la faiblesse des précipitations et de la très forte dépendance de la production électrique vis-à-vis du secteur hydroélectrique (80% de la production est assurée par ce biais) ainsi qu’à un déficit chronique d’investissements ces dernières années, les autorités pourraient être contraintes de rationner la distribution d’électricité dans certains Etats (dont celui de Sao Paulo, qui représente le tiers du PIB du pays). 

En second lieu, les répercussions de l’affaire de corruption supposée touchant l’entreprise Petrobras pourraient, elles aussi, avoir un effet macroéconomique important (i) en réduisant le montant des investissements de la compagnie (prévus à hauteur de 220 Mds RS soit 70 Mds€ sur la période 2014-2020 correspondant à 10% du PIB) ; (ii) en provoquant un mouvement de défiance des investisseurs internationaux vis-à-vis du Brésil par le climat d’incertitude que cette affaire pourrait générer. 

Certains analystes estiment déjà à 0,5% du PIB l’impact négatif de cette affaire pour l’année 2015.

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